Témoignages

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Nous faisons le maximum pour ne pas utiliser de glyphosate, et nous y arrivons parfaitement depuis 2 ans. Nous privilégions le désherbage mécanique, l'allongement des rotations, les intercultures innovantes... Même si on constate parfois une baisse de rendement, on met en avant la marge brute, qui peut être maintenu avec le moindre recours aux produits phytosanitaires notamment.

Hélène Debernardi, directrice de l'établissement public d'enseignement et de formation professionnelle agricoles du Pas de Calais

Nous avons substitué aux herbicides, aux insecticides et aux fongicides, des opérations mécaniques et/ou manuelles. Des outils autres que les phytos, moins préoccupants pour l’homme et l’environnement, existent. Nous n’avons fait que les utiliser ! Bien sûr, nous avons dû investir dans du matériel, mais aujourd’hui, notre système de pulvérisation nous permet d’être plus sereins quant à l’utilisation des produits de contact car la qualité d’application est maximale.

Vincent Bérêche, viticulteur dans la Marne

On ne fait plus de labour, on limite au maximum tout travail mécanique du sol, et pour ne jamais laisser le sol « nu », on sème des couverts végétaux en interculture.

Valerie Savary, directrice de l’exploitation du lycée agricole des Sabres dans les Landes.

Je me suis installé au début des années 90 comme jeune agriculteur. Pendant 20 ans, comme beaucoup, j'ai eu une confiance aveugle en la chimie. Je traitais et désherbais, sans trop réfléchir, mes parcelles à l'aide du glyphosate. En 2010, je suis passé au bio. J'ai « galéré » au début, c'est vrai... Il faut changer de logiciel, sa façon de penser, ses habitudes. En 8 ans d'expérience, je dirais que j'ai redécouvert l'agriculture, une nouvelle manière d'appréhender le vivant, la terre, le végétal. J'ai réussi à me passer de glyphosate, en privilégiant le désherbage mécanique et un léger travail du sol. Mon objectif de départ est, pour ainsi dire, atteint. J'ai des rendements sensiblement équivalents, même s'ils sont, il est vrai, encore aléatoires certaines années. En revanche, le prix n'a rien à voir. Je valorise davantage ma production, en huit ans mes revenus ont ainsi quasiment doublé.

Claude Ughetto, viticulteur et oléiculteur, Vaucluse

Le réseau des fermes DEPHY sera également mobilisé. Découvrez leurs témoignages :

Tout cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup d'essais. On a beaucoup cherché, et être dans le réseau Dephy nous a donné confiance, nous a permis de progresser.Ce qui comptait pour nous c'était vraiment le sol, lui trouver un équilibre, une meilleure texture, une plus grande diversité floristique. Aujourd'hui, on voit le résultat : quand il pleut, nos parcelles sont bien drainées, quand celles de nos voisins sont inondées.

Mathilde Jacqueline, viticultrice en Savoie

La présence d’une seconde culture de printemps dans la rotation avec la succession maïs - grain - soja, permet de nettoyer les parcelles des adventices

Exploitation du Lycée agricole de Vesoul, Haute-Saône

L'arrêt du glyphosate date de 2010, avant mon arrivée à la tête de l'exploitation. L'établissement, membre du réseau DEPHY et impliqué dans le plan Écophyto, était déjà engagé dans une réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires. Aujourd'hui, 10 ans plus tard, nous n'utilisons plus aucun produit phytosanitaire.

Pauline Herbemont, directrice de l'exploitation du lycée agricole Georges Pompidou à Aurillac (Cantal)