Solutions et alternatives

Sortir du glyphosate dans 3 ans, pour certains c’est déjà fait, pour d’autres, c’est plus compliqué. Et c’est à vous que nous nous adressons pour vous aider à mettre en place des solutions personnalisées et adaptées. Laissez-nous votre adresse email et nous reviendrons vers vous prochainement.

Usages et alternatives au glyphosate dans l'agriculture française

Le rapport de l’INRA montre que des alternatives au glyphosate existent déjà pour près de 90% des surfaces agricoles.

Télécharger le rapport de l'INRA (6 Mo, 88 pages)
Usages et alternatives au glyphosate dans l'agriculture française

Les alternatives

Il existe des formes de travail du sol, sans retournement, plus superficiel que le labour, avec des outils à dents ou à disques, ou des outils animés comme la herse rotative.

Certains agriculteurs pratiquent des techniques sans labour, ou des techniques culturales simplifiées (TCS) et ne mobilisent que ces formes de travail du sol sans retournement, souvent sur de grandes exploitations, ou sur des terres à faible potentiel. Cela leur permet de réduire les temps de travaux de préparation et de réalisation des semis.

Certains agriculteurs ne travaillent pas du tout le sol. Le seul travail du sol est l’action d’un disque semeur creusant un sillon étroit pour accueillir les graines semées, sur une proportion négligeable de la surface de la parcelle. Lorsque ce type de stratégie est répété systématiquement tous les ans, la stratégie est classée dans le type ‘semis direct’.

Le plus souvent, le semis direct est associé au semis d’un paillis de résidus végétaux (mulch) en surface entre deux cultures et persistant après le semis de la culture pour limiter le développement des mauvaises herbes.

La stratégie de semis direct est motivée par le souhait de préserver la qualité des sols (réduction de l’érosion, amélioration de la qualité biologique) ou par une préoccupation environnementale (stockage de carbone, préservation de la biodiversité).

La destruction physique par le désherbage mécanique et le travail superficiel du sol, en particulier au cours de la période d’interculture pour les cultures annuelles, ou au pied des ceps et des arbres dans le cas de la viticulture et de l’arboriculture respectivement.

Le recours au gel hivernal des couverts intermédiaires, via le choix des espèces adaptées, ou l’utilisation d’agro-équipements spécifiques permettant le hachage de la végétation. Ceci évite ainsi le recours à une destruction chimique totale.

La culture sous mulchs vivants, qui consiste à mettre en place un couvert végétal sur lequel le semis est effectué directement. L’objectif est de choisir les espèces végétales créant un environnement moins favorable au développement des adventices ou mauvaises herbes.

Accompagner, conseiller et former

Les itinéraires techniques, et les successions de cultures devront changer et vont mobiliser le partage d’expériences, le conseil et la formation :

D’autres exemples d’alternatives sont d’ores et déjà disponibles sur le portail EcophytoPIC ; de l’accompagnement à la réduction d’usage de pesticides, des techniques alternatives efficaces et des expériences réussies d’agriculteurs non utilisateurs de glyphosate. Ces actions sont pour certaines déjà traduites en fiches-actions CEPP.

La « Task Force glyphosate » pilotée par les Ministères de la transition écologique et de l'agriculture, avec l’appui de l’Inra, de l’Acta et de l’APCA rendra compte des actions engagées et des progrès accomplis tous les trois mois aux ministres et aux parlementaires.

Connaissez-vous d’autres alternatives au glyphosate ? Les avez-vous expérimentées vous-mêmes ? Ce n’est qu’en partageant nos méthodes que nous réussirons ensemble d’ici fin 2020. Indiquez-nous la vôtre.